Sauver Petroplus et Florange ? Pas un "bon business" pour la BPI
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La Banque publique d?investissement ne sauvera ni Petroplus ni Florange. Et c?est une bonne chose, a indiqué son directeur général, Nicolas Dufourq, lors de la première réunion du comité national d?orientation de la banque, à Caen.
"La BPI a étudié le dossier" de l'usine ArcelorMittal de Florange mais a rendu un "arbitrage business" selon lequel "on aurait perdu beaucoup d'argent et ce n'aurait pas été un bon business", a confié M. Dufourcq, interrogé en marge de la première réunion du comité national d'orientation de la banque, à Caen.
De même, la BPI ne s'est pas engagée dans le dossier de la raffinerie Petroplus, préférant consacrer ses fonds à des projets jugés plus porteurs d'avenir, a-t-il indiqué. "Notre agenda, c'est la France de 2030. Petroplus, est-ce la France 2030?", s'est-il interrogé.
?Pas une décision politique?
La BPI a précisé que la décision de ne pas investir dans ces deux dossiers n'est "pas une décision politique" mais "une décision économique par le fait qu'aucun repreneur privé" n'a investi dans l'une des deux entités et qu'elle ne peut intervenir qu'en qualité de co-investisseur au côté d'un repreneur privé.
La fin des hauts-fourneaux de Florange, actée la semaine dernière par ArcelorMittal, et la cessation d'activité de la raffinerie Petroplus, décidée mardi par le tribunal de commerce de Caen, ont été dénoncés ces derniers jours comme deux nouveaux échecs des pouvoirs publics face à la désindustrialisation.
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Dotée d'une force de frappe financière de 42 milliards d'euros, dont 10 pour des investissements en fonds propres dans des entreprises, la BPI a été mise en place en février par le gouvernement et présentée comme le nouveau bras armé de sa politique économique, conformément au premier engagement du président François Hollande. Elle souhaite privilégier les filières "porteuses d'avenir" et rentables à long terme, telles que les biotechnologies et celles liées à la transition énergétique, a souligné M. Dufourcq.
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